Conçu et fabriqué en France
COMPARATIF10 min de lecture

Pylon-Monitor vs PylonCheck : lequel choisir ?

Les deux permettent de surveiller une batterie Pylontech depuis son téléphone. L'un fait tout transiter par son cloud ; l'autre fonctionne tout seul et traite le cloud comme une option. Voici lequel convient à quelle installation — y compris là où l'autre gagne.

La vraie question n'est pas « lequel est le meilleur » — c'est « lequel correspond à votre façon de vivre avec une batterie »

PylonCheck et Pylon-Monitor font le même travail affiché : voir une batterie Pylontech depuis son téléphone plutôt que de s'accroupir à côté avec un ordinateur portable et un câble console. Si vous ne lisez que la page d'accueil de l'un ou de l'autre, ils semblent interchangeables. Ils ne le sont pas, et la différence n'est pas une case à cocher — c'est une bifurcation qui décide de ce que vous possédez, de ce dont vous dépendez, et de ce qui se passe le jour où quelque chose tourne mal.

PylonCheck est un service cloud avec un boîtier au bout. Le boîtier est un petit micro-PC monocarte qui se branche sur le port Ethernet de votre batterie et sur votre box, et se connecte tout seul aux serveurs de PylonCheck. Tout ce que vous voyez, vous le voyez à travers leur cloud.

Pylon-Monitor est un appareil qui fonctionne tout seul, avec le cloud en option que vous activez. Il lit le port Console de la batterie, affiche les chiffres sur son propre écran et sur un tableau de bord servi par l'appareil lui-même sur votre réseau domestique, et — si vous le voulez — recopie tout ça sur une page que vous ouvrez de n'importe où. Coupez internet et tout continue de fonctionner, sauf la partie « de n'importe où ».

Ce guide passe en revue toutes les différences qui pèsent vraiment sur la décision, en langage clair, y compris les deux où PylonCheck l'emporte. Si vous voulez la version dense, point par point, le tableau comparatif complet Pylon-Monitor vs PylonCheck contient les 34 lignes.

Appareil Pylon-Monitor connecté à une batterie Pylontech, affichant l'état de charge sur son écran couleur
Pylon-Monitor lit le port Console (RS-232) présent sur toute unité Pylontech de la série US basse tension, affiche la donnée sur son propre écran, et n'a besoin d'aucun compte cloud pour ça.

La réponse courte

Pour l'immense majorité des installations résidentielles — un parc Pylontech série US basse tension, un onduleur qui utilise déjà le port CAN ou RS485 de la batterie, quelqu'un qui veut jeter un œil à sa batterie sans se connecter à quoi que ce soit — Pylon-Monitor est le meilleur achat, à environ un quart du prix. Ne prenez PylonCheck que si vous avez précisément besoin de l'une de ces deux choses :

Tout ce qui suit explique pourquoi la première phrase vaut pour tous les autres.

Différence n°1 — qui contrôle l'accès à vos propres données

C'est la première parce que c'est le seul choix sur lequel vous ne pourrez pas revenir. Un boîtier trop cher se remplace l'année suivante. Un produit de monitoring dont le fournisseur est le seul chemin vers les données de votre batterie est un pari : que le fournisseur existe encore, fasse encore tourner les serveurs, et vous laisse encore entrer — dans cinq ans, dans dix.

PylonCheck fait tout transiter par son cloud. Panne de leur service : votre vue est coupée. L'entreprise s'arrête ou est revendue : votre vue part avec. Les données de votre batterie vivent sur leur infrastructure par défaut.

Le tableau de bord de Pylon-Monitor est servi par l'appareil, sur votre réseau. Votre box peut tomber, votre opérateur peut être en panne, notre société peut disparaître du jour au lendemain — vous ouvrez quand même un navigateur sur votre réseau domestique et vous voyez votre batterie, en direct, avec l'historique. Le miroir cloud optionnel est exactement ça : optionnel, et en plus. Rien du produit central ne dépend de notre survie. Pour un équipement censé rester au mur pendant dix ans, ce n'est pas un détail.

Différence n°2 — est-ce que ça se branche vraiment chez vous ?

Celle-ci règle certains achats avant même qu'on parle prix.

PylonCheck exige un port Ethernet actif sur la batterie. Beaucoup d'unités Pylontech basse tension n'en exposent pas, ou l'ont désactivé ; si c'est le cas de la vôtre, PylonCheck ne peut pas se connecter et la discussion s'arrête là.

Pylon-Monitor utilise le port Console (RS-232), présent sur toute unité de la série US basse tension et que votre onduleur ne touche jamais — l'onduleur parle à la batterie en CAN ou RS485, ce qui laisse le port Console libre. (Si vous ne savez pas quel port fait quoi, le guide des ports CAN, RS485 et Console de Pylontech détaille tout.)

Ensuite, la liaison jusqu'à votre réseau. PylonCheck veut un câble réseau jusqu'à la box ; le WiFi n'est possible que « sur demande préalable ». Pylon-Monitor a le WiFi intégré avec un portail captif — vous connectez votre téléphone au boîtier, vous choisissez votre réseau, c'est fini en moins de deux minutes, sans câble à travers le garage. L'alimentation, même histoire : PylonCheck est livré avec un adaptateur secteur 230 V ; Pylon-Monitor fonctionne sur n'importe quelle source USB 5 V — un chargeur de téléphone, un port USB libre sur l'onduleur, une batterie externe — pour moins d'un demi-watt.

Différence n°3 — le prix

Pylon-Monitor coûte 49 €. PylonCheck coûte environ 200 € (4 900 CZK). Aucun des deux n'a d'abonnement, et les deux incluent l'historique cloud. Pour le même travail sur un parc Pylontech basse tension, c'est un rapport de quatre à un, sans rien de sacrifié du côté le moins cher — comme la suite de ce guide devrait le montrer, la colonne la plus courte dans chaque tableau ci-dessous est celle de PylonCheck, pas la nôtre.

Différence n°4 — l'écran, l'API locale et l'intégration domotique

Pylon-Monitor a un écran couleur 1,8" sur l'appareil. Vous passez devant, vous lisez l'état de charge, la tension, la santé et le nombre de cycles — sans téléphone, sans identifiants, sans réseau. PylonCheck n'a aucun écran ; chaque lecture passe par un appareil connecté et leur cloud.

Pylon-Monitor expose une vraie API locale. Un appel HTTP renvoie tout l'état de la batterie en JSON. L'auto-découverte MQTT installe dix capteurs directement dans Home Assistant sans une ligne de YAML. Jeedom, Node-RED, Domoticz, openHAB et un script shell de deux lignes lisent le même point d'accès sur votre réseau. Rien de tout cela n'est annoncé chez PylonCheck — leur chemin de données, c'est leur cloud, et lui seul.

Différence n°5 — l'historique, et l'énergie en kWh

Les deux gardent un historique cloud. Pylon-Monitor ajoute le chiffre qu'aucune mesure instantanée ne peut donner : l'énergie en kWh, chargée et déchargée, par jour — aujourd'hui, et chaque jour depuis quinze jours — plus l'export CSV de l'ensemble. Ce chiffre n'existe que parce que quelque chose garde un historique continu et fait le calcul. Et comme le tableau de bord est local, vous pouvez consulter cet historique avec internet totalement coupé.

Pour comprendre lesquels de ces chiffres enregistrés comptent vraiment pour la santé de la batterie, le guide diagnostic Pylontech explique le SOC, le SOH et l'équilibrage des cellules en termes simples.

Différence n°6 — il vous prévient quand il se tait

Un boîtier qui a perdu son alimentation ne peut pas envoyer d'alerte pour le dire. Pylon-Monitor est surveillé depuis chez nous : six heures de silence et vous recevez un e-mail, dans votre langue, avec ce qu'il faut vérifier en premier. PylonCheck n'annonce pas d'équivalent. Les alertes push sur le téléphone pour les alarmes BMS et les franchissements de seuil sont également intégrées côté Pylon-Monitor.

Pour les installateurs — la vue flotte

Si vous entretenez plus d'un système, Pylon-Monitor vous donne tous les sites sur un écran, les plus critiques en tête, chaque alarme jugée par rapport aux seuils propres à ce pack et à sa normale sur 30 jours — un écart de cellules de 30 mV, c'est du bruit sur un pack et un signal d'alerte précoce sur un autre. PylonCheck n'annonce pas de vue multi-sites pour installateur.

Le matériel lui-même

Pylon-Monitor, c'est notre carte et notre firmware, assemblés et testés en France, en version v2.2 vendue et installée aujourd'hui. Les mises à jour sont signées en HMAC — l'appareil refuse tout fichier altéré — arrivent depuis une page web en moins d'une minute, réglages conservés, et sont gratuites à vie.

Le matériel de PylonCheck est, selon leurs propres mots, un « NanoPi, Raspberry Pi ou équivalent, selon la disponibilité des composants », et leur propre site qualifie le produit de beta fonctionnelle et s'excuse d'avance des imperfections. C'est honnête de la part d'un petit fournisseur ; c'est aussi légitime pour un acheteur de le prendre en compte.

Là où PylonCheck est devant — et on le dit clairement

Deux choses, sans détour :

Si vous avez besoin de l'un des deux, prenez PylonCheck. Nous préférons vous le dire que vous vendre le mauvais boîtier.

Les lignes décisives, côte à côte

Comparaison établie le 03/09/2026 à partir des informations publiées sur pyloncheck.com. Le produit d'un concurrent évolue ; si quelque chose ci-dessous n'est plus exact, signalez-le-nous et nous corrigerons.

Critères comparés34
Pylon-Monitor devant26
À égalité7
PylonCheck devant1
Critère Pylon-Monitor PylonCheck
Indépendance
Continue de fonctionner si le fournisseur disparaît Oui Non
Vos données restent chez vous par défaut Oui Non
Écriture dans le BMS Lecture seule — zéro risque Possible, aux risques du client
Prix et engagement
Prix de l'appareil 49 € ≈ 200 € (4 900 CZK)
Abonnement Aucun Aucun
Historique cloud Inclus Inclus
Garantie 2 ans Non annoncé
Le branchement
Port utilisé sur la batterie CONSOLE (RS-232) ETH
La batterie doit avoir un port Ethernet actif Non Oui, obligatoire
Liaison à votre réseau WiFi Câble réseau obligatoire
WiFi Intégré, portail captif Sur demande préalable uniquement
Alimentation N'importe quelle source USB 5 V Adaptateur 230 V
Temps d'installation Moins de 2 minutes Non annoncé
Ce que vous voyez
Écran sur l'appareil TFT couleur 1,8" Aucun
Tableau de bord sans internet Oui Non
Tableau de bord depuis n'importe où Oui Oui
Charge, tension, courant, température Oui Oui
Alarmes BMS Oui Oui
Détail par module Oui Oui
Énergie en kWh, chargée et déchargée par jour Oui Non annoncé
Historique et export CSV Oui Oui
Alerte e-mail quand l'appareil se tait Oui Non annoncé
Alertes push sur le téléphone Oui Non annoncé
Vue flotte pour installateurs Oui Non annoncé
Intégration
API JSON locale Oui Non annoncé
MQTT / auto-découverte Home Assistant Oui Non annoncé
Jeedom, Node-RED, Domoticz, openHAB Oui Non annoncé
Fonctionne sans aucun internet Oui Non
L'appareil lui-même
Matériel Carte et firmware maison, assemblés en France Micro-PC du commerce, modèle variable selon les stocks
Mises à jour du firmware OTA signées, gratuites à vie Non annoncé
Consommation Moins de 0,5 W Non annoncé
Maturité v2.2 en production Beta fonctionnelle, de leur propre aveu
Couverture
Langues du site 6 2
Batteries haute tension (Force H2, H48050) Non Oui

Source de la colonne PylonCheck : pyloncheck.com, consulté le 03/09/2026.

Choisir en une minute

Prenez PylonCheck si : vous avez une batterie Pylontech haute tension, ou vous voulez précisément modifier les réglages du BMS et mettre à jour le firmware de la batterie à distance, et un service cloud uniquement avec une beta assumée à environ 200 € ne vous dérange pas.

Prenez Pylon-Monitor si : vous avez un parc série US basse tension, vous voulez un écran et un tableau de bord qui continuent de fonctionner internet coupé, vous tenez à une API locale et à l'intégration Home Assistant, vous préférez ne pas tirer de câble ni dépendre des serveurs d'un fournisseur, et vous préférez payer 49 € une fois.

Encore hésitant ? Le tableau comparatif complet détaille les 34 critères avec la source de chaque case PylonCheck, et la liste des fonctionnalités montre exactement ce que fait Pylon-Monitor d'origine. Si votre vraie question est « le monitoring Pylontech à distance en vaut-il la peine tout court », commencez par le guide du monitoring.

Pylon-Monitor vous donne l'écran, le tableau de bord local, l'API JSON et l'historique cloud dans un seul appareil — sans abonnement, et rien à perdre si nous disparaissons.

Commander — 49 € Achat unique, 49 € au total — TVA non applicable, sans abonnement.